Exposition

Exposition "Trésors de papier"

A partir du 18 avril, venez découvrir la nouvelle exposition du musée, consacrée aux arts graphiques. Fragiles et rarement dévoilées, ces œuvres sur papier qui se déclinent en dessins, gravures et archives sortent exceptionnellement de l’ombre pour révéler toute la richesse des collections départementales.

Du au

Tarification : Tarif plein 8€, Tarif réduit 5€, gratuité sur justificatif

Dans l'intimité de la création

Méconnues, précieuses et fragiles, les œuvres réunies dans l’exposition Trésors de papier – collections départementales d’arts graphiques, présentée à l’Atelier Rousseau à Barbizon du 18 avril au 19 juillet 2026, proviennent des collections du musée des Peintres de Barbizon, du musée Stéphane Mallarmé et des Archives départementales de Seine-et-Marne. Près de quatre-vingts pièces, dont certaines inédites, y sont rassemblées.

Rarement exposées en raison de leur sensibilité à la lumière, elles témoignent de la richesse des fonds départementaux. Dessins, archives et gravures illustrent la diversité des pratiques graphiques. Organisé en cinq sections, le parcours retrace leur histoire et leur entrée dans les collections publiques, en réunissant notamment Millet, Corot, Rousseau, Whistler, Denis, Morisot et Renoir.

Informations pratiques

  • Période : du 18 avril au 19 juillet 2026
  • Horaires : du mercredi au dimanche de 10h à 12h30 et de 14h à 18h. Fermé le 1er mai.
  • Tarifs :
    • Plein tarif : 8 € (billet valable pour le musée-auberge Ganne également).
    • Tarif réduit : 5 € (plus de 65 ans, habitants de Barbizon). 
    • Gratuit : moins de 25 ans, bénéficiaires des minimas sociaux, demandeurs d’emploi, victimes de guerre, personnes handicapées et leur accompagnateur, ICOM / ICOMOS, journalistes, professionnels du tourisme, Amis et auditeurs du Louvre, personnels des musées de France, agents et élus du Département, détenteurs du Balad'pass (une entrée plein tarif = une entrée gratuite).
  • Adresse : Atelier Théodore Rousseau, 55 Grande rue, 77630, Barbizon
     

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Parcours de l'exposition salle par salle

Les trésors de l'auberge Ganne

Au début du XIXe siècle, le couple Ganne transforme son épicerie en une auberge accueillant les peintres en quête de nature venus travailler sur le motif.
Le lieu gagne rapidement en notoriété, et des artistes comme Corot ou Rousseau y séjournent dès les années 1830.
Des registres de police et un livre d’or conservent des traces précieuses de ces passages. On y découvre noms, informations personnelles, dessins, poèmes et anecdotes, témoignant de l’ambiance vivante du lieu.
Cette atmosphère, parfois bruyante, séduit autant qu’elle divise certains artistes. 

Dans cette première salle de l'exposition, dont l'ambiance feutrée rappelle les cabinets d'amateurs, on peut voir les originaux des registre de police de l’auberge Ganne correspondant aux périodes 1848-1861, et 1874-1899, lorsque l'auberge devient la Villa des artistes. Une tablette tactile permet de les feuilleter, de zoomer sur ces documents ainsi que sur des numéros numérisés du journal L'Illustration qui évoquent l'auberge Ganne dès les années 1850.
 

Le dessin : la genèse des œuvres

Aux origines de l’art, le dessin naît d’un geste simple : tracer le contour d'une ombre pour garder une présence. Longtemps au cœur de l’apprentissage académique, il demeure au XIXe siècle l’étape essentielle de toute création, notamment chez les artistes de Barbizon.
Rapide, libre et accessible, il saisit sur le vif les premières idées. Ces esquisses, pleines de spontanéité, dévoilent les coulisses de la création.
Cette deuxième salle de l'exposition, consacrée à cette technique, présente des études du XVIe au XIXe siècles, témoignant de la continuité de cette tradition académique. Un focus sur le parcours et l'œuvre de Ferdinand Chaigneau (1830-1906) nous montre comment le dessin constitue encore la base des épreuves du Prix de paysage historique dans les années 1850.

Des gravures aux éventails, l'invitation au voyage

À l’étage, sous la verrière, le visiteur pénètre dans l'ancien atelier de Théodore Rousseau. Y sont exposées des gravures de Jean-François Millet, de Rousseau ou encore d’Eugène Bléry, qui, fait rare, gravait directement sa plaque en pleine forêt, au plus près du motif. En ouvrant des tiroirs, on découvre les matrices, rarement visibles : les plaques de cuivre, tandis que des loupes mises à disposition invitent à comparer les états d’une même image, presque comme si elle se faisait sous nos yeux, en différentes étapes.

Un peu plus loin, une seconde section prolonge le voyage, en réunissant de précieuses gravures issues des collections du musée Stéphane Mallarmé. S’y côtoient les univers de Félix Bracquemond, Berthe Morisot, Whistler ou Maurice Denis, témoins d’une effervescence artistique remarquable dans le domaine de la gravure à la fin du XIXe siècle, où l'eau forte revient à la mode.

L’exposition s’achève enfin sur un volet consacré au japonisme : une sélection d’éventails issus de la collection du poète, comme une ultime invitation au voyage, entre finesse graphique et rêve d’ailleurs.

 

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