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Paul Huet, Effet à Fontainebleau

Paul Huet (1803-1869)
Effet à Fontainebleau

Par les matériaux et la technique utilisés, cette étude de Paul Huet est caractéristique du travail réalisé par les artistes « sur le motif ».

Une étude de l’instant

Paul Huet, Effet à Fontainebleau

Paul Huet (1803-1869), Effet à Fontainebleau,
Musée des peintres de Barbizon

- Cliché Yvan Bourhis/CG77

Il s’agit d’abord de cadrer, dans le fouillis de la forêt et des chaos rocheux, une composition harmonieuse, d’organiser les plans et de hiérarchiser les éléments retenus pour que l’œil du spectateur puisse circuler efficacement dans l’œuvre.

Le papier, souvent réuni en carnet dont les feuilles peuvent ensuite être détachées, permet d’emporter sans se charger un nombre important de supports pour les croquis. Le crayon fixe rapidement la place des principaux éléments, l’aquarelle donne ensuite les principaux contrastes de valeur et les effets de lumière.

Une « note de travail »

Ces œuvres sur papier n’étaient généralement pas destinées par les artistes à être encadrées et exposées, surtout lorsqu’elles étaient aussi inachevées que celle-ci : elles constituaient surtout des notes de travail utilisées ensuite pour des compositions plus vastes et plus abouties, généralement réalisées sur toile et en atelier.

Mais le goût des collectionneurs pour ce type d’esquisse s’est développé au long des 19ème et 20ème siècles et les carnets de croquis ont très souvent été démembrés pour être commercialisés. Le spectateur contemporain, familiarisé aux courants artistiques postérieurs à la création de cette œuvre, éprouve devant ce travail préparatoire un sentiment de modernité sans doute fort éloigné des intentions de l’artiste.