Imprimer (nouvelle fenêtre)

Jean-Baptiste Camille Corot, Détail de tronc d’arbre en forêt.

Jean-Baptiste, Camille Corot (1796-1875)
Détail de tronc d'arbre en forêt, 1822

Cette étude de Corot est connue comme la plus ancienne qu’il a réalisée en forêt de Fontainebleau. Le motif de l’arbre mort était souvent utilisé dans les recherches des peintres « sur le motif ».

Une première étude


Camille Corot, Détail de tronc d’arbre en forêt

Camille Corot (1796-1875),

Détail d'un tronc d'arbre en forêt, 1822,

Musée des peintres de Barbizon

- Cliché Yvan Bourhis/CG77

Cette étude d’arbre est considérée comme la plus ancienne réalisée par le jeune Corot en forêt de Fontainebleau. Elle porte en effet au dos l’inscription manuscrite : « 1ère étude faite à Fontainebleau, octobre 1822 ».

Le peintre l’a conservée toute sa vie et elle a été vendue en 1875 avec l’ensemble de l’atelier du peintre, comme l’attestent le cachet de cire encore présent au dos et le cachet en forme de signature apposé, à l’occasion de cette vente, en bas à gauche de l’œuvre.

Il s’agit d’une peinture à l’huile sur papier marouflée ensuite sur une toile : cette technique est fréquemment utilisée par les peintres qui travaillent en plein air, le papier étant plus facile à emporter mais l’entoilage permettant ensuite d’éviter une déformation excessive du papier peint à l’huile.

Les recherches « sur le motif »

Ce « détail de tronc d’arbre » est tout à fait caractéristique des recherches de « motifs » qui permettaient aux artistes de se constituer un répertoire de formes et de sujets et de s’exercer à représenter avec exactitude la texture contrastée des matériaux ou les effets de lumière.

Les arbres morts et les branches brisées étaient souvent un sujet de prédilection des peintres qui appréciaient la force dramatique de ce motif auquel on peut même attribuer une valeur symbolique : la nature permet alors d’exprimer, au même titre qu’une scène animée, un sentiment de fragilité face à la violence, de mort inéluctable des éléments les plus solides.