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Auguste anstasi, Étude de rochers, Le Nid de l’aigle, Fontainebleau

Auguste Anastasi (1820 – 1889 )
Étude de rochers, Le Nid de l’aigle, Fontainebleau.

Auguste Anastasi (1820 – 1889)

Étude de rochers, Le Nid de l’aigle, Fontainebleau. 

Musée des peintres de Barbizon


 Auguste Anastasi, fils d’un peintre d’origine grecque établi à Paris, a beaucoup parcouru la France et divers pays d’Europe pour y peindre des paysages. Mais il a gardé une affection particulière pour la forêt de Fontainebleau où il vient fréquemment de 1838 à 1868, séjournant à Chailly-en-Bière, Marlotte, Fontainebleau ou Barbizon. Le registre de police de l’auberge Ganne indique qu’il y a séjourné à plusieurs reprises de 1848 à 1850. Devenu aveugle, Anastasi doit renoncer à la peinture en 1870.

Cette étude de rochers est précisément localisée par une étiquette ancienne au dos du tableau qui indique « Nid de l’Aigle, Fontainebleau ». Ce toponyme désigne à la fois une route et un carrefour situés à l’extrémité ouest des rochers du Mont Ussy, au nord de Fontainebleau : on y aurait signalé un aigle nichant habituellement dans ce secteur. La forme anguleuse des rochers représentés par Anastasi permet d’identifier les anciens fronts de taille des carrières de grès situées dans la parcelle 265 de la forêt, dans une zone devenue « réserve biologique intégrale ». Toutes les carrières du massif de Fontainebleau, intensément exploitées tout au long du 19e siècle pour produire essentiellement des pavés, ont été définitivement abandonnées en 1907 pour empêcher la dévastation complète des amas de grès de la forêt.